La découverte des diatomées est
liée aux progrès des microscopes au XIXe
siecle et aux observations de Ehrenberg, Cleve,
Grunow, Schmidt et Van Heurck, le
directeur du Royal Botanical Gardens d'Anvers qui assembla une
extraordinaire collection de ces algues brunes unicellulaires.
L'identification des diatomées fossiles
est particulièrement précieuse pour l'étude
des datations des sédiments et strates géologiques.
Biologie
Cocsinodiscus sp photo
Fabien Lombard
Les diatomées, sont des algues unicellulaires immobiles
dont la taille varie de 2µm à 400 µm. Le
corps cellulaire secrète une coque siliceuse
ou frustule qui ressemble à
une minuscule boite circulaire ou cylindrique. La frustule
porte des ornementations de surface (alvéoles, épines)
et des pores. La couleur brun-jaune ou brun-vert de ces algues
est due à la chlorophylle et à des pigments
jaunes. Les diatomées sont centriques ou pennées,
solitaires ou coloniales. On en compte plus de 100
000 espèces. Les espèces planctoniques
sont de formes et de tailles variables. Elles flottent
passivement dans l’eau jusqu’à
une profondeur de 120-150m, s’y multiplient activement
en début et en fin d’hiver. Par leur abondance
dans le palncton, les diatomées contribuent
de façon essentielle à la production primaire
en mer.
Références bibliographiques
:
Round FE, Crawford RM, Mann DG,
1990, The diatoms. Biology and morphology of the Genera. Cambridge
University Press, Cambridge, 747p.