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Plancton / organismes /
unicellulaires / ciliés |
| Découvertes |
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L'un des inventeur du microscope, Antony
Van Leeuwenhoek (1632-1723), fut probablement
le premier à observer des ciliés. D’abord
nommés « infusoires » en raison de leur abondance
dans les infusions de plantes en macération, ces minuscules
organismes dotés de cils furent ensuite nommés
« ciliés » par Bütschli
(1848-1920). Les bases de la systématique (ou
classification) de ces protozoaires
furent acquises au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Le champ des connaissances s’est ensuite considérablement
élargi avec l’émergence de techniques microscopiques
d’observation des structures cellulaires (imprégnation
ciliaire par des sels d’argent, microscopie
électronique), donnant lieu à une littérature riche
et variée. Les travaux, notamment des écoles
européennes et américaines de protozoologie,
ont mis en évidence l’extraordinaire diversité
morphologique des ciliés, leur large
répartition écologique et leurs particularités
physiologiques. L’expérimentation sur le comportement
des ciliés et l’analyse des mécanismes
sensoriels, moteurs, alimentaires et
reproducteurs ont fait l’objet études physiologiques
qui permettent aujourd’hui de mieux saisir l’importance
écologique de ce groupe de protozoaires. De plus, l’analyse
moléculaire de nombreux ciliés a permis de
relier l’arbre phylogénétiques (leur place dans l'évolution)
du groupe à celui des autres unicellulaires.
La rade de Villefranche est un site particulièrement
riche en ciliés planctoniques. Des études
microanatomiques de plusieurs espèces de tintinnides
initiées à Villefranche par H.Fol
dès 1883 ont été reprises par M. Peuto-Moreau
dans les années 1980. Le groupe de F. Rassoulzadegan
s'est intéresse durant plusieurs années à l’écologie
des tintinnides et des oligotriches. L'équipe
de J. Dolan.s'interesse au role des
ciliés dans les réseaux alimentaires.
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Définition et Biologie |
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Ciliés en mouvement |
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Ciliés en conjugaison |
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Les ciliés
ou ciliophora sont parmi les protozoaires les
plus évolués et complexes
du règne des protozoaires. Ils se caractérisent par
des cils généralement distribués en
rangées longitudinales ou obliques nommées cinéties.
Les cils sont implantés sous la membrane cellulaire
dans un cortex alvéolaire. Vers l’avant,
existe une bouche (cytostome), généralement
déportée sur la face ventrale. La bouche est superficielle
ou située dans une dépression conique (cytopharynx),
au fond de laquelle les proies sont enrobées dans des
vacuoles alimentaires . Après digestion, les résidus
sont éliminés par une zone définie, sorte « d’anus »
cellulaire, (cytoprocte). Le cytostome
est bordé de cinéties associées à des structures
ciliaires complexes, l'ensemble formant l'appareil
oral.
Les cils sont les organelles de la locomotion
et de la collecte de nourriture.
Les cinéties corporelles sont
responsables de la nage ; les
cils de l’appareil oral créent
dans le milieu des courants qui dirigent
les particules alimentaires vers la bouche.
Considérés individuellement, les cils
sont animés de battements répétitifs se
déroulant en deux phases, l’une active qui exerce
une poussée sur l’eau, l’autre de retour à la
position initiale. Le long d’une cinétie,
les battements de chaque cil sont légèrement
décalés dans le temps et dans l’espace
par rapport à ceux des cils voisins, de sorte
que la nage se réalise selon
une progression « lisse »,
sans à coups. Quand le cilié rencontre
un obstacle, le sens des battements
ciliaires s'inverse, ce qui permet
un mouvement de recul, suivi d'une réorientation.
Le sens des battements est étroitement contrôlé
par des transferts très rapides d'ions calcium à travers
la membrane cellulaire.
La régulation des échanges d’eau
et de sels minéraux dissous dans le
cytoplasme est assurée par au moins une vacuole pulsatile qui s’ouvre
à la surface de la cellule par un pore.
A la différence des cellules des autres organismes,
les ciliés possèdent deux types de noyaux
, le micronoyau et le macronoyau. Le
nombre des noyaux des deux types varie selon
les espèces. Le micronoyau a
pour fonction de dupliquer l’ADN
(réplication ), tandis
que le macronoyau assure la
transcription du génome
(fabrication de la copie d'ADN en ARN) et régule
la vie végétative. Seul le micronoyau
intervient dans une forme de reproduction
sexuelle propre aux ciliés, la conjugaison . Au cours
de ce processus, deux ciliés
partenaires s’accouplent, échangent
un micronoyau, puis se séparent. Ainsi est assuré
le brassage des caractères génétiques. La multiplication
asexuée par division longitudinale
ou transversale du corps permet la prolifération
des individus. Le nombre de cinéties
corporelles et orales, leur répartition et l’abondance
de cils dans chaque rangée sont des caractères
spécifiques utilisés dans la classification
et la nomenclature des ciliés.
L'embranchement des ciliés inclut des organismes
d'eau douce comme Paramecium,
cilié-type, facile à cultiver au laboratoire,
Stentor, caractérisé par sa
forme en trompette, Vorticella
et son homologue marin colonial Zoothamnium
pelagicum tous deux caractérisés par leur
pédoncule hautement contractile, et les tintinnides
semblables à de minuscules urnes.
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| Ecologie |
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On compte environ 8 000 espèces de ciliés
qui vivent dans les eaux douces, saumâtres ou marines.
Microorganismes hétérotrophes, ils
se nourrissent de particules microscopiques, bactéries,
algues unicellulaires ou d'autres protozoaires. Les
espèces qui se nourrissent de bactéries abondent dans
les eaux polluées et contribuent à l'épuration des eaux
usées. |
| Références bibliographiques
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D. Montagnes (2000) Identification and Ecology of Limnetic Planktonic
Ciliates, The Journal of Eukaryotic Microbiology,
47, 325-325
Foissner W (1994) Progress in taxonomy of planktonic freshwater ciliates. Marine Microb Food Webs 8:9-35
Gifford DJ, Caron DA (2000) Sampling, preservation, enumeration and biomass of marine protozooplankton. In: Harris RP et al. (eds) ICES Zooplankton Methodology Manual. Acadamic Press, London
Lynn Margulis, John O. Corliss, Michael Melkonian, David J. Chapman, Handbook of protoctista, (eds) Jones and Bartlett Publishers, Boston, Copyright, pp. 914, 1990. |
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| Liens : |
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