Pour
se maintenir en suspension et se déplacer, la
plupart des organismes du plancton utilisent
des systèmes de motilité et de locomotion,
tels contractions du corps (cf: Zoothamnium pelagicum,
méduses), battements répétitifs d’extensions
de la surface corporelle (cils des tintinnides, flagelles
des dinoflagellés, appendices locomoteurs des copépodes...),
mouvements d’appendices spécialisés
tels que les nageoires des mollusques pélagiques.
Il existe aussi des organes de déplacement
et maintien dans la couche d'eau (palettes ciliaires
des cténaires, ombrelle des méduses...)
Pour se nourrir et assurer leur croissance, les planctontes
dépendent étroitement de leur environnement.
Les sels minéraux et les petites molécules
organiques en solution dans l’eau de mer sont absorbées
directement. Les particules inertes provenant des déjections
des organismes vivants et des individus morts qui composent
la « neige planctonique »,
constituent une base de nourriture non négligeable.
Avant d’être ingérées, les
proies vivantes sont capturées et immobilisées
grâce à des systèmes souvent très
sophistiqués tels que les extensions cytoplasmiques
des protozoaires, les filaments pêcheurs garnis de
cellules à venin des cnidaires (cnidocystes) ou les
pattes mâchoires des crustacés.
Les copépodes sont les représentants
les plus nombreux de ce monde de la miniature . A eux seuls,
ils forment plus de 80% des individus du plancton. Pour
rechercher leur nourriture, ils sont capables de mouvements
verticaux journaliers de grande amplitude appelés
migrations nycthémérales. Certaines
espèces parcourent ainsi 500 m dans la colonne d'eau,
alternativement vers la surface et vers les profondeurs.
Références bibliographiques :
Tregouboff, G. et Rose, M. 1957. Manuel de planctonologie
Méditerranéene. CNRS. I (texte), 587p. - II
(illustrations) 207 pl.
Ruppert E.E., Fox R.S., Barnes R.B. 2004. Invertebrate Zoology,
A Functional Evolutionary Approach, 7th ed. Brooks Cole
Thomson, Belmont, CA. 963 p.
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