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| Le
Plancton / MEthodes D’OBSERVATION |
Pour comprendre comment vivent les individus
d’une espèce, il faut analyser de quelle manière
ils se nourissent, se reproduisent, se déplacent...
Des caméras vidéo tenues par des plongeurs ou
embarquées à bord d'engins sous-marins, permettent d’identifier,
de dénombrer et observer le animaux planctoniques, in
situ. Les techniques d'élevage
au laboratoire tendent à reproduire les conditions du milieu
dans le but d'étudier le développement de communautés
planctoniques. Des loupes et microscopes couplées
à des caméras, révèlent les organes de
ces animaux, la structure fine de leurs cellules et organes et leurs
fonctionnements. Enfin les techniques moléculaires, biochimiques
et physiologiques permettent d'identifier les organismes
constituant une population et leurs paramètres
métaboliques. |
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Observation in situ |
Cultures
chémostats, Zooscan |
Microscopes
optiques |
Microscopes électroniques |
Techniques moléculaires |
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Des bouées
de surface permettent de suivre l’évolution
des caractères physico-chimiques en un site
sur de longues périodes. Les informations sont
transmises par satellites ou vers des navires
océanographiques. Leur mise en oeuvre est essentielle
pour l'étude de l'évolution des
climats et des populations océaniques.
De tels engins sont mis au point à l’Observatoire
Océanologique de Villefranche-sur-mer. |
  
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PVM : Profileur Vidéo Marin développé
à l'Observatoire Océanologique par Gaby
Gorsky et son équipe
Il s'agit d'un instrument d'observation qui enregistre
tout ce que l'oeil d'une caméra peut voir à
quelques mètres dans le faisceau d'un projecteur.
Le dépouillement des séquences permet
de préciser la diversité et le comportement
naturel d'espèces bien connues au laboratoire,
mais aussi d'en découvrir d'autres jamais collectées
dans les filets. www.obs-vlfr.fr/~pvm/
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Un chémostat
est un appareil qui permet d'étudier les relations
existant entre espèces planctonques.
Différentes espèces sont transférées
au laboratoire et maintenues dans des conditions physico-chimiques
étroitement contrôlées dans le chemostat.
On reproduit ainsi un écosystème expérimental
simplifié qui représente
un « modèle » simple d’une
communauté planctonique. Le comptage et l'identification
des individus, l’analyse automatique des facteurs
physiques (densité optique, température...)
et chimiques (salinité, oxygène dissous,
teneur en sels minéraux, nature des chlorophylles
et autres pigments...) constituent des données
expérimentales indispensables pour comprendre
l’évolution des écosystèmes
planctoniques marins. L’analyse de ces données
permet de mettre au point des modèles mathématiques
dont l’application fournit une approche prédictive
de l’évolution in situ du plancton
dans des conditions définies et permet la modélisation
d'un écosystème.
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Le Zooscan
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Le ZOOSCAN, crée par le groupe de Gabriel Gorsky au Laboratoire Océanographique de Villefranche-sur-mer et breveté par le CNRS, est un système d’imagerie numérique. Il permet la numérisation des prélèvements du zooplancton en milieu liquide et utilise l’analyse d’image pour détecter, compter et mesurer le zooplancton. L’emploie des méthodes automatiques de classification d’objets permettent de classer rapidement les organismes en grands groupes faunistiques.
Le site du zooscan :
www.zooscan.com |

Image du zooplancton numérisé
Photo F. Prejger |

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 (Loupes
binoculaires)  
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Prélèvement
à la loupe |
Les microscopes stéréoscopiques
ou loupes permettent d’observer à
faibles grossissements (50 à 500 fois)
avec une profondeur de champ importante. Des organismes
de quelques millimètres d’épaisseur
peuvent ainsi être observés et manipulés
avec netteté et leurs structures, leurs
déplacements et comportements peuvent être
suivis sans modifier la mise au point. Par ailleurs, la
surface d’objets opaques peut être
examinée en lumière épiscopique,
c ’est à dire en l’éclairant
par dessus. Depuis quelques années, cet éclairage
épiscopique permet l'observation de la fluorescence
naturelle ou induite des organismes. |
Groupe
d'Oxnerella sp.
x140 |
et
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microscope droit

microscope inversé
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Les microscopes droits et inversés permettent
de grossir de 100 à 2000 fois et de distinguer
2 points distants de quelques micromètres (millième
de millimètre). Pour observer un échantillon
dans les meilleures conditions, il faut le placer entre
une « lame porte objet » et une fine
« lamelle couvre objet ». L’échantillon
ou objet biologique doit être mince et
transparent ou débité
en fines tranches (coupes) afin d’analyser
sa structure. Dans ce dernier cas, il faut le fixer
préalablement, c’est à dire figer
ses structures internes et sa composition physico-chimique,
puis l’inclure dans un milieu plastique susceptible
de durcir (paraffine, résines...), enfin, le
découper en fines tranches à l’aide
d’un microtome.
L’observation est faite le plus
souvent en lumière transmise (par transparence).
Dans ce cas, les couleurs sont réelles. Des filtres
polaroïdes (biréfringeants) permettent d’observer
en lumière polarisée et de localiser
dans les cellules des inclusions minérales ou
l'arrangement pseudocristallin de macromolécules
organiques. On peut aussi intercaler des filtres, des
diaphragmes et prismes sur le trajet de la lumière
et observer en contraste de phase, contraste de phase
interférentiel ou épiscopie permettant
de visualiser plus nettement ou selectivement les structures
des organismes, de leurs organes et des cellules.
Dans un microscope inversé la préparation
est éclairée par dessus et les objectifs
se situent sous l'objet. La distance entre l'échantillon
et la source lumineuse permet de placer dans le champ
des objets, tels que des boites de culture de un à
deux centimètres de haut contenant des organismes
qui permettent ainsi de les manipuler plus facilement
(perfusion, empalement par micropipette et enregistrement
etc..) |
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 (
fluorescence)   |
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Le microscope de fluorescence (épifluorescence)
permet de choisir la longueur d’onde d'illumination
dans le spectre visible ou UV et d'exciter ainsi des
molécules (dites fluorescentes) qui restituent
de la lumière dans une autre longueur d'onde.
Cette technique permet d'observer des organismes,
organelles ou macromolécules naturellement
fluorescent (par example les chloroplastes), ou
des molécules fluorescentes introduites ou induites
par manipulations génétiques (colorants
ou Green Fluorescent Proteins). Les techniques d' immunofluorescence
permettent notamment de révéler
dans une cellule, la présence d’une macro
molécule (antigène) qui a réagi
de façon spécifique avec un anticorps
(techniques d'immunolocalisation)
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Raphidiophrys sp. |
   
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Le microscope confocal permet
d'effectuer des coupes optique de quelques micromètres
à travers un échantillon fluorescent (un
organisme, tissus, embryon ou cellule) à l'aide
d'un fin faisceau laser. L’image est recomposée
par ordinateur sur un écran. Cet appareil peut
être comparé à un scanner médical,
et permet de faire de la tomographie non pas
sur des animaux entiers mais sur des cellules et des
organismes microscopiques dont les molécules
sont fluorescentes. Des microscopes confocaux "multiphotons"
permettent d'explorer des échantillons épais
sans dommage pour les tissus. |
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Le microscope électronique
à transmission permet des grossissements
compris entre 5 000 et 1 000 000 de fois
supérieurs à ceux des microscopes photoniques
et à balayage. En raison de leur principe de
fonctionnement (bombardement d'électrons dans
un vide poussé), ces appareils ne permettent
pas d'observer d'échantillons vivants.
Dans le microscope électronique, l’image
résulte d'un faisceau d’électrons
frappant l’objet et le traversant plus
ou moins profondément en fonction de la densité
des structures cellulaires. L’image noire et blanc
obtenue est formée sur le capteur d’une
caméra électronique ou sur une plaque
photographique.
Le microscope electronique à balayage permet
de visualiser la surface d'objets deshydratés
et recouverts d’une fine couche métallique
déposée sous vide.
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Oxnerella sp.
Grain central
x8000

Squelette
d'acanthaire
x240
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Le microtome
est un instrument qui permet de confectionner
des coupes minces ou ultraminces d'un échantillon.
L'ulta-microtome permet de débiter en
tranches extrêmement minces (0.5 à
1 micromètre) l'échantillon biologique,
ce qui permet la pénétration par le faisceau
électronique. Pour débiter des tranches
si fines il faut d'abord fixer la cellule, l'embryon
ou l'organisme par une molécule réactive
(aldéhyde), puis deshydrater et inclure
l'échantillon dans un petit
récipient (gélule) contenant une résine
fluide qui durcira par polymérisation. Le petit
bloc contenant l'échantillon sera alors débité
sur un couteau de diamant à l’aide d’un
ultra-microtome. Les coupes fines seront
recueillies sur des grilles métalliques (3
mm de diamètre, 100-700 trous) et introduites
dans le microscope pour observation. Il est aussi possible
de congeler rapidement les échantillons
et de débiter des tranches dans un microtome
à congélation puis de les observer congelées
dans un microscope équipé d'un porte-grille
spécial. |
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Les techniques moléculaires
sont utilisées pour analyser les
macromolécules et leurs expressions
dans les organismes, organes et cellules. Les techniques
de protéomique sont destinées
à cataloguer les protéines.
Les techniques de génomique
permettent d'identifier les espèces et leur
évolution grâce à l'analyse
de leur acide désoxyribonucléique (ADN)
qui contient, sous forme d'une infinité de combinaisons
de quatre bases élémentaires, le code
génétique spécifique des espèces
et individus. En étudiant la structure
et l'organisation des gènes et en comparant
le génome de différentes populations,
il est possible d'identifier la présence
d'une espèce dans un mélange d'espèces,
de distinguer des populations provenant de biotopes
différents, de retracer l’histoire des
migrations etc...
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