| L’édifice monumental
qui domine et caractérise le port encore aujourd’hui, avec
ses arcades imposantes ou « voûtes », fut
construit à partir de 1719 en utilisant principalement la
main d’œuvre des forçats. Sa typologie est caractéristique
des bâtiments destinés à abriter et accueillir à la fois hommes
et marchandises en transit, tout autant vers des destinations
à terre que pour des liaisons maritimes, plus fréquentes,
comme c’est le rôle d’un port ; mais les « voûtes »
de Villefranche sont d’une grande qualité architecturale.
En outre les deux longues nefs pouvaient constituer un chantier
naval organisé pour un travail à la chaîne, soit parallèlement,
soit perpendiculairement à la mer. Les magasins situés en
arrière, creusés dans la montagne, jusqu’à une profondeur
de 50 mètres, étaient particulièrement adaptés à l’entreposage
des mats des navires ou des rames des galères. Les documents
révèlent que dans la première arcade jaillissait une source
d’eau douce alors que la seconde était destinée à une chapelle.
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A partir de 1771,
sur la double nef couverte des voûtes fut construite une caserne
massive à quatre étages pour loger les soldats du roi de Sardaigne,
trop nombreux pour l’espace dont ils disposaient dans la citadelle.
Les divers noms, « Caserne Nicolas », « Caserne
Dubois », qui figurent toujours sur cet édifice,
rappellent qu’il a hébergé un bataillon de Chasseurs Alpins
à l’époque française.
Après la démolition de la caserne, en 1942, Eugène Beaudouin,
architecte en chef des Bâtiments publics et Palais nationaux,
créa au-dessus des voûtes primitives épargnées, en 1958, un
jardin suspendu aujourd'hui à l'abandon. |