| Le lazaret,
construit au milieu du XVIIe siècle, dans l’angle le plus
éloigné et le plus isolé du port, permettait la mise en quarantaine
ou purga des hommes et surtout des marchandises. Sa
présence confirme la vocation commerciale prise peu à peu
par le port. Encore plus loin, à l’extrémité de la zone côtière
limitée par la falaise, se trouvaient deux cimetières,
l’un pour les Chrétiens, l’autre pour les Turcs.
Dans la seconde moitié du XVIII° siècle, à l’ouest du lazaret,
fut implanté un nouveau chantier naval destiné à la
construction de frégates, complété par des ateliers. La première
frégate fut mise en chantier en 1774.
Ce sont surtout les documents d’époque qui permettent aujourd’hui
d’évoquer la présence du lazaret et son activité. Tout cet
ensemble historique a été détruit pour construire une résidence
moderne et n’en subsiste aucune trace autre que les embarcadères
et une tour de garde.
Tour de garde du lazaret. (Photo
J.Cosson)
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Entre le petit arsenal
des galères et le lazaret, et entre terre et mer, sur un espace
occupé auparavant pour les exercices militaires, fut bâti
l’hôpital pour la chiourme des galères. Cet édifice,
dont les plans ont été dressés par François Michaud en 1767,
a été achevé en 1769. Il comporte trois nefs à l’architecture
remarquable qui ont subi des modifications successives et
une surélévation des deux nefs latérales.

l’hôpital pour la chiourme
des galères
Au rez-de-chaussée, la grande nef centrale conserve encore
le pavement en pierres avec la trace des anneaux auxquels
étaient enchaînés les forçats ainsi que la grille qui fermait
l’ancienne chapelle.
L’étage inférieur au niveau de la mer servait d’entrepôt
pour l’armement des frégates. La porte monumentale
donnant sur la mer témoigne de l’importance du site. |