| La YOLE est un
grand bateau voile-aviron de 11,60 m de long sur le modèle
de la chaloupe (ou yole) d'état-major de la frégate
française "La Résolue", conservée
au National Maritime Museum de Dublin. Gréée
de trois voiles au tiers et bordant dix avirons elle est capable
d'embarquer facilement treize personnes : dix rameurs, un
barreur, un homme d'arrière et un homme d'avant. L'original
de cette yole, échoué sur une plage de la baie
de Bantry, lors de la malheureuse expédition d'Irlande
en 1796, est. le plus ancien bateau français existant.
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Ce bateau est
remarquablement élégant, d'une construction
raffinée, doté de performances excellentes,
transportable sur une remorque et aussi bien adapté
à la randonnée côtière ou fluviale
qu'à la régate voile-aviron. |
Caractéristiques techniques
de la YOLE:
Matériaux provenant de différents massifs forestiers
de France.
Différents types de bois utilisés :

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Frêne:
membrures (structure transversale). |

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Chêne:
quille + étrave + étambot (structure longitudinale). |

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Mélèze:
bordés (structure longitudinale). |
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Sipo:
aménagement. |
Voiles et taud : créés
au Lycée Régional «les Palmiers»
de Nice.90m² de tissu en 50 cm de large ont été
utilisés.
Cordage : vieux grément
clipper, canevas en polypropylène façon chanvre.
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| La Laïssa Ana
à Marseille. |
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Association "une
Yole pour Villefranche" |
Le "Défi jeunes
Marins 2000"
Les municipalités, les associations, les établissements
scolaires de toutes les côtes de France, mais aussi
à l'étranger, ont été invités
à faire construire, ou construire eux-mêmes,
une YOLE.
Afin de concourir à égalité, toutes les
yoles doivent être rigoureusement identiques et suivre
un cahier des charges extrêmement précis, respectant
les techniques anciennes.
Pour Villefranche, construire une yole de ce type, c'est
aussi retrouver une des pages les plus glorieuses de son histoire,
puisqu'à la fin du XVIII° siècle le duc
de Savoie, alors roi de Sardaigne, remplaça sa flotte
de galères par des frégates à voiles,
dont une au moins construite sur place, et sur lesquelles
on peut penser que servaient des canots destinés à
un usage identique.
Réalisée en un temps record, dans un atelier
monté de toutes pièces dans l'ancienne forge
des galères, sous la direction d'un charpentier de
marine employé par l'association, la yole de Villefranche,
Laïssa Ana, est lancée le 1er juillet 2000, à
l'occasion d'un baptême prestigieux, en présence
de la famille héritière de Savoie. Juste à
temps pour se retrouver au grand rassemblement de Brest et
Douarnenez 2000 pour affronter les trente autres yoles construites
pour le "Défi jeunes marins". Et si, faute
d'entraînement, la yole de Villefranche ne se distingue
pas par ses qualités manœuvrières, elle
se voit récompensée d'un quatrième prix
pour la qualité de sa construction, reconnaissance
méritée pour Franck Pilate, "maître
d'hache", qui aura su faire partager son art et sa passion
aux dizaines de bénévoles qui se sont succédés
tout au long du chantier.
Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que Laïssa
Ana ne s'entraîne dans les eaux abritées de la
rade de Villefranche ou ne sorte pour d'autres rassemblements,
comme à Marseille,
La Ciotat, Nice, Monaco ou même Morges, sur le lac Léman,
à l'occasion le lancement de la galère La Liberté,
copie conforme des galères génoises et de celles
qui furent armées à Nice et à Villefranche. |