| Des
mâts télescopiques |
Le grand mât
d'un vaisseau de ligne du XVIII°S pouvait atteindre
57 m de haut de la quille à la pomme du mât.
à 71 m pour le Montebello vaisseau de ligne de
120 canons (1812).
Or les sapins les plus exceptionnels et les plus haut
que l'on puisse trouver en France atteignent bien 60m
de hauteur totale jusqu'à la dernière pousse,
mais elle est trop souple évidemment pour porter
des voiles.
Les plus grand mâts ont donc toujours été
fractionnés en plusieurs tronçons reliés
les uns aux autres pour atteindre la hauteur voulue. Chacun
des mâts d'un trois mâts est constitués
de 4 pièces qui se superposent (et parfois même
d'une 5° pièce). Un système asctucieux
de cordages et de poulies permet de faire monter ces mâts
par glissement, " le Guindage ". La manoeuvre
consistait dans certaines circonstances - approche de
tempête, hivernage en rade - à abaisser les
mâts supérieurs.
L'un des avantages second de ces mâts en plusieurs
tronçons était qu'en cas d'avarie, de tempête,
de "fortune" de mer, seul l'un des tronçons
se rompait et les autres restaient intacts. Les réparations
étaient donc plus aisées et dans ses cales,
le vaisseau disposait de mâts de rechange ou de
"fortune" qui étaient chargés
pas un sabord avant. |
| L'assemblage
en bas mât |
Si les arbres
n'étaient pas assez long pour pouvoir constituer
un grand mât d'une seule pièce, ils n'étaient
pas non plus assez gros pour constituer le bas mât,
c'est à dire le tronçon inférieur
du mât.
Sur un grand vaisseau du XVIII°S le diamètre
du bas mât était de 1,05m. A cette époque
et bien que les techniques se soient beaucoup perfectionnées
depuis, on était déjà capable de
réaliser des mâts par " assemblage ".
Cet mâts d'assemblage étaient utilisés
uniquement pour les bas mâts du grand mât
et du mât de misaine et pour le beaupré.
Le bas mât d'un grand mât par exemple était
constitué à la base par 7 arbres ou quelquefois
même, 11 arbres, assembléspour les mâts
très longs (40m), Autour d'un arbre central préparé
mortaisé et enduit de goudron, appelé la
" mèche d'assemblage ", et qui était
monté à l'envers c'est à dire qu'il
avait le gros bout en haut, venaient s'encastrer 6 autres
arbres en sens inverse en pied de mât.
Les 6 autres arbres avaient donc, eux, les gros bout en
bas c'est à dire dans le sens normal. Pour que
le bas mât soit bien rigide puisqu'il fallait qu'il
puisse supporter tout le reste de la mâture, les
bois étaient tenus entre eux par des mortaises,
des entures et le mât était cerclé
à chaud par des cordes métalliques (billardées
par 20 forçats). |
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